Je veux poster ici une lettre lue dans un film tourné à Rome.
Je pense que je suis là, car, même si je ne suis pas entièrement cohérent,
Je me sens de la part des opprimés, des exclus par la société,de ceux qui souffrent
par leur condition de marginalisés.
"Mon cher Simon,
après toi, le rouge n’est plus le rouge.L’azur du ciel n’est plus l’azur.
Les arbres ne sont plus verts.
Après toi, je dois chercher les couleurs, dedans la nostalgie que j’ai de nous.
Après toi,je regrette même la douleur qui nous rendait timides et clandestins.
Je regrette les attentes, les renonciations, les messages chiffrés, nos régards volés au milieu
d’un monde d’aveugles,qui ne voulaient pas voir, car, s’ils avaient vu, nous aurions été leur honte,
leur haine, leur cruauté.
Je regrette ne pas encore avoir eu le courage de te demander pardon.
Pour cela, je ne peux plus même voir dedans ta fenêtre.C’était là que je te voyais toujours, quand
Je ne connaissais pas ton prénom.
Et tu rêvais d’un monde meilleur,où l’on ne peut pas défendre à un arbre d’être arbre et à l’azur…de devenir ciel.
Je ne sais pas si cela est un monde meilleur.Maintenant que personne ne m’appelle plus David, maintenant qu’on ne m’appelle que Monsieur Veroli, comment est-ce que je peux dire que ceci est un monde meilleur ?
Comment puis-je le dire sans toi ?"